Communiqué


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12.08.2019

Coûts de la santé

Les souhaits particuliers mettent en péril l’avenir de l’assurance-maladie sociale

Les souhaits particuliers dans le système de santé risquent de provoquer une nouvelle hausse des coûts. Dans l’intérêt de payeurs de primes, santésuisse demande que les moyens soient utilisés de manière économe. La charge des primes augmente constamment. Si de coûteux souhaits particuliers doivent encore être exaucés, le système de santé ne sera bientôt plus finançable. Ce qui risque d’engendrer un rationnement et une médecine à deux vitesses. Il convient évidemment d’éviter cette évolution.

Dans l’émission de la radio suisse alémanique SRF-Samstagsrundschau du 10 août 2019, le président de santésuisse, Heinz Brand, a déclaré que les progrès de la médecine doivent rester accessibles pour les patientes et les patients à l’avenir également, et ce sans mettre en danger le système d’assurance sociale. L’accès équivalent de tous les patients aux prestations médicales est un acquis important de notre système de santé qui permet d’éviter une médecine à deux vitesses. Il faut le défendre. Pour ce faire, il faut que les primes demeurent payables pour les assurés. En raison de coûteux souhaits particuliers, les coûts de la santé pourraient augmenter de 10 milliards de francs par an à moyen terme.

Souhaits particuliers sans fin: soins, tarif ambulatoire, médicaments, médicaments, hôpitaux pour enfants, psychologues, traducteurs, etc.

Avec l’initiative pour des soins infirmiers forts, les conditions professionnelles pour une partie du personnel soignant devraient être revues à la hausse, alors que les soins en Suisse font déjà bonne figure, en comparaison avec les pays européens : la Suisse se situe en très bonne position en termes de personnel soignant pour mille habitants. De plus, les salaires dans ce domaine se situent dans la moyenne suisse. santésuisse estime, au moyen de scénarios réalistes,   les surcoûts à près de 5 milliards de francs par an. Si le nouveau tarif ambulatoire Tardoc est introduit, ce sont, en fonction des variantes, également de nouveaux surcoûts qui sont à attendre, de l’ordre de deux à trois milliards de francs par an.

Avec de nouveaux médicaments toujours plus coûteux, l’industrie pharmaceutique promet la guérison de maladies rares et demande pour ce faire des prix toujours plus élevés, loin de toute réalité. Ces médicaments risquent d’engendrer des surcoûts d’un milliards de francs d’ici à cinq ans à peine. Il faut également s’attendre à d’autres augmentations en raison de la hausse des tarifs médicaux dans certains cantons, ainsi que dans le domaine des hôpitaux pour enfants, des psychologues ou encore des traducteurs.

Les réformes sont urgemment nécessaires

santésuisse travaille actuellement en collaboration avec l’association des disciplines médicales chirurgicales et invasives FMCH à une proposition de tarif basée sur des forfaits. Le revenu ne serait ainsi plus lié au temps, mais uniquement comptabilisé en fonction de la prestation.

santésuisse attend également des améliorations provenant du projet qualité adopté ce printemps par le parlement. Grâce à lui, les prestations sont enfin mesurables et différentiables.

L’objectif étant que seules les prestations efficaces soient admises et prises en charge par l’assurance-maladie. santésuisse s’engagera encore contre les prix trop élevés des médicaments et veillera à ce que les surcoûts découlant de la surmédicalisation soient éliminés.

SRF Samstagsrundschau, 10.8.2019

 

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Association faîtière des assureurs-maladie suisses, santésuisse défend un système de santé libéral, social, financièrement supportable, une gestion efficiente des moyens et des prestations de santé de bonne qualité au juste prix.